Créer une page Google Business Profile pour une entreprise

On me pose souvent la question, surtout ici dans le coin, autour du quartier Saint-Quentin. « Je bosse de chez moi, je n’ai pas de boutique, est-ce que j’ai quand même le droit à une fiche Google ? » Oui. Complètement. Et pas seulement le droit : vous avez tout intérêt à le faire.

Google a une catégorie faite exprès pour ça. On l’appelle l’entreprise « à zone de service ». Un plombier, un coach sportif à domicile, un photographe de mariage, un consultant, une femme de ménage indépendante… tous ces gens n’ont pas de vitrine. Ils se déplacent chez le client. Google le sait, et le prévoit.

Pour creuser le sujet, jetez un œil à spécialiste du référencement.

La différence qui change tout : masquer l’adresse

Le piège classique, celui qui coûte cher, c’est de rentrer son adresse personnelle en pensant « bon, c’est ma base, je la mets ». Mauvaise idée si vous voulez la garder privée. Votre appartement rue de la Sourderie apparaîtra alors sur Maps avec un joli point rouge, et n’importe qui pourra sonner à votre porte.

La bonne manœuvre : pendant la création, quand Google demande « Souhaitez-vous ajouter un lieu que les clients peuvent visiter ? », vous répondez non. Ensuite il vous demande les zones que vous desservez. C’est là que vous saisissez Montigny-le-Bretonneux, et tant qu’à faire Voisins-le-Bretonneux, Trappes, Guyancourt, Élancourt. Vous pouvez cocher jusqu’à une vingtaine de zones.

Votre adresse existe toujours dans le système, Google en a besoin pour vous rattacher géographiquement, mais elle reste cachée du public. Vous seul la voyez.

Les étapes, concrètement

Rendez-vous sur business.google.com avec un compte Google. Vous tapez le nom exact de votre entreprise. S’il n’existe pas encore, Google propose de le créer.

Vient le choix de la catégorie. Prenez le temps là-dessus. « Plombier » et « Entreprise de plomberie », ce n’est pas pareil aux yeux de l’algorithme. Choisissez celle qui colle le mieux à ce que le client tape. Vous pourrez en ajouter d’autres après, en secondaire.

L’adresse, on l’a vu : vous la renseignez mais vous décochez la visibilité. Les zones desservies ensuite. Puis le téléphone et le site web. Si vous n’avez pas de site, mettez au moins un numéro et un lien vers une page Facebook ou Instagram pro. Un point de contact, il en faut un.

La validation, souvent le moment pénible

Google veut vérifier que vous existez vraiment. Pour une entreprise sans local, la validation par carte postale est parfois proposée : un courrier arrive chez vous sous cinq jours avec un code à cinq chiffres. Parfois c’est par téléphone, par mail, ou par vidéo.

La vidéo, c’est la nouvelle méthode et elle en surprend plus d’un. On vous demande de filmer, en une prise, votre matériel professionnel, votre véhicule floqué s’il y en a un, vos outils, un devis en cours. Bref, de prouver que l’activité tourne pour de brai. Gardez votre camionnette, vos factures ou votre équipement à portée de main le jour où vous lancez la procédure.

Un conseil que j’aurais aimé qu’on me donne : ne créez pas la fiche un soir de rush entre deux chantiers. La validation vidéo ratée vous fait perdre des jours. Faites-la posément.

Après la validation, le vrai travail commence

La fiche en ligne ne suffit pas. Une fiche vide, sans photos, sans avis, Google la range tout en bas.

Ajoutez des photos. Vos réalisations, votre logo, vous en train de bosser. Les entreprises de service qui montrent des chantiers avant/après récoltent nettement plus de clics. J’ai vu un carreleur de Montigny doubler ses appels en trois mois juste avec des photos régulières et une dizaine d’avis clients.

Les avis, justement. Demandez-les. Sans honte. Après chaque prestation, un petit message : « Si le travail vous a plu, un avis Google m’aiderait énormément. » La plupart des gens disent oui, ils oublient juste qu’on peut leur demander.

Publiez de temps en temps un « post » depuis l’interface. Une promo, une nouvelle prestation, un rappel saisonnier. Ça envoie un signal de vie à Google, et une fiche vivante remonte.

Un dernier mot sur la zone

Ne trichez pas sur les zones. Si vous mettez Paris 15e alors que vous ne quittez jamais les Yvelines, Google finit par le repérer et ça se retourne contre vous. Restez cohérent avec votre rayon d’action réel. Montigny, Saint-Quentin-en-Yvelines et les communes limitrophes : c’est déjà un beau bassin, largement de quoi remplir un agenda.

Une fiche bien réglée, sans local, ça marche. J’en ai la preuve chaque semaine. Il faut juste la nourrir un peu.